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publié dans La Tribune

Section Arts et spectacles, lundi, 1 décembre 2003, p. D1

La science expliquée au grand public

Le 1er Festival international du film scientifique de Sherbrooke se termine en beauté

Leblanc, Evelyne

"Ce qu'il y a de plus beau, c'est le mystère, celui qui est à la source de l'art et de la science", affirmait le physicien allemand Albert Einstein.

La science se veut bien plus que des formules mathématiques complexes, l'étude de phénomènes et l'élaboration rationnelle de théories. Par son documentaire intitulé Ceci n'est pas Einstein, Catherine Fol démontre que la science peut aussi se traduire par la beauté et l'émerveillement devant le mystère de la nature.

"Les gens ont tort de croire que la science physique est un sujet complexe et difficile. Tout dépend de la manière de l'aborder. Je crois que, par l'art de la science, on peut ouvrir la science au grand public. Un peu comme on s'émerveille devant une toile de Vermeer, on regarde le ciel étoilé dans un télescope avec fascination", estime-t-elle.

Catherine Fol était de passage à Sherbrooke, samedi soir, pour présenter son documentaire à la clôture du Festival international du film scientifique Va savoir de Sherbrooke, qui se déroulait ce week-end au Musée de la nature et des sciences.

Le documentaire de Mme Fol, mettant en vedette Pascale Montpetit, consiste en une réflexion sur la quête du savoir. "Il ne s'agit pas d'un film sur Einstein. Nous sommes plutôt accompagnés par lui pour aller à la découverte de la réalité. C'est une réflexion sur la physique et les fondements de la science avec Einstein et dans le respect de sa pensée scientifique. Toute sa vie, Einstein s'est demandé de quoi la réalité était réellement faite. Il avait soif de connaissance d'absolu, de beauté et d'émerveillement", souligne-t-elle.
La réalisatrice a mis près de deux ans et demi de recherche, d'écriture et de tournage pour monter ce film qui a reçu une mention du Jury jeunes scientifiques lors de l'édition montréalaise du festival. "Pour le visuel, je me suis inspirée du peintre surréaliste René Magritte, qui interrogeait la réalité et jouait avec la pensée. Par exemple, il a peint une pipe et inscrit en dessous Ceci n'est pas une pipe. Cette pensée représente bien l'idée de la science qui crée des modèles pour représenter la réalité, mais sans être la réalité elle-même", explique Catherine Fol.

De retour l'an prochain

Une centaine de personnes ont assisté à la présentation de ce film sur la quête du savoir, samedi soir. La réalisatrice a répondu aux questions des spectateurs en compagnie du physicien Louis Taillefer, qui vient de remporter le prix Marie-Victorin pour sa contribution à l'avancement de la rechercher scientifique.

"En plus, lors de la soirée d'ouverture de vendredi, nous avons accueilli le réalisateur Sébastien Giguère du documentaire Rythmes cosmiques et l'astrophysicien René Racine. Ç'a été une soirée magique. Le festival a permis, lors des deux soirées, des échanges vraiment intéressants entre le public, les réalisateurs des deux documentaires et des scientifiques", souligne Pierre Marcotte, responsable des activités grand public du Musée de la nature et des sciences.

Le Festival international du film scientifique débarquait pour la première fois à Sherbrooke alors qu'il en est à sa 13 édition à Montréal. "Cette première édition a connu un franc succès. Les organisateurs, Téléscience, souhaitent élargir le festival dans les régions à l'avenir et cette année, ils ont débuté avec Sherbrooke et Laval", précise M. Marcotte, ajoutant que le volet familial a été l'un des plus populaires.

Au musée, on formule le souhait d'offrir une seconde édition du Festival et peut-être même d'étendre l'activité sur trois jours ou plus plutôt que sur deux. "C'est certain que l'activité revient l'an prochain. Le festival s'inscrit dans la mission du musée qui est de diffuser, vulgariser la science pour la rendre accessible. Le cinéma est un bon outil", rappelle M. Marcotte.

Illustration(s) : Imacom

La présentation du documentaire Ceci n'est pas Einstein, réalisé par Catherine Fol (à l'avant), a clôturé le premier Festival international du film scientifique Va savoir de Sherbrooke, samedi soir, au Musée de la nature et des sciences. Sur la photo, on reconnaît également le responsable des activités grand public du Musée, Pierre Marcotte, et le directeur général du Musée, Yves Lauzière.

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Réalisation initiale Sébastien Gauthier février 2005